Après les taxes sur les panneaux solaires et la vaisselle en céramique ainsi que l'enquête visant les équipementiers télécoms Huawei et ZTE, la Chinen'est décidément pas en odeur de sainteté en Europe. Nouvel épisode ce jeudi 16 mai : la Commission européenne a mis en avant la dangerosité des produits "made in China" en soulignant que le nombre de signalements de jouets ou de vêtements ne respectant pas les normes en vigueur dans l'Union a progressé de 4% en 2012.Plus de la moitié des jouets, produits électroniques et vêtements dangereux bloqués dans l'Union européenne proviennent de Chine et le nombre de signalements a progressé de 4% en 2012 en dépit des promesses de coopération de Pékin, a déploré ce jeudi 16 mai la Commission européenne.
58% DES 2 278 PRODUITS ÉCARTÉS L'ANNÉE DERNIÈRE
Mis à l'écart en raison par exemple de la présence composants chimiques cancérigènes ou de "liens étrangleurs" pour les vêtements, 2 278 produits auraient ainsi fait l'objet l'année dernière d'une alerte de la part des autorités européennes. Et comme le souligne le rapport annuel de Rapex, le système d'alerte rapide de l'UE pour les produits dangereux non alimentaires, 58% de ces produtis provenaient de Chine.
"93% des jouets importés dans l'UE proviennent de Chine, Hong Kong incluse", a indiqué Tonio Borg, le commissaire en charge de la sécurité des consommateurs. "La majorité des jouets fabriqués en Chine sont bons, sinon ils ne seraient pas importés dans l'UE", a-t-il toutefois nuancé.
CERTAINS PAYS PLUS VIGILENTS QUE D'AUTRES
Le commissaire a expliqué que les réglementations en vigueur dans l'UE sont très strictes mais que"certains pays sont plus vigilants dans l'application des réglementations". Cinq pays - Hongrie, Bulgarie,Espagne, Allemagne et Royaume-Uni - ont représenté 56% des notifications en 2012.
Tonio Borg a mis en avant une "très très bonne coopération avec les autorités chinoises" pour lutter contre la fabrication de produits dangereux mais a déploré la hausse du nombre de signalements de produits en provenance de Chine. La Chine ne bénéficiera pas d'un traitement de faveur, a-t-il assuré, indiquant qu'"aucune considération politique n'entre en ligne de compte en matière de sécurité".
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