mardi 14 janvier 2014

Produits toxiques dans des habits pour enfants


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Greenpeace a affirmé aujourd'hui à Pékin avoir détecté des substances chimiques dangereuses dans des vêtements pour enfants fabriqués par des grandes marques, parmi lesquellesDisney, Burberry ou Adidas.

L'organisation de défense de l'environnement a expliqué dans un communiqué avoir soumis 82 articles de douze marques à des analyses, et avoir retrouvé chez chacune de ces enseignes des produits chimiques nocifs. Parmi les marques ciblées par l'ONG figuraient également Nike, American Apparel, C&A et Gap. Les articles testés ont été fabriqués dans douze régions ou pays, et pour un tiers d'entre eux en Chine.

"Les parents soucieux d'acheter à leurs enfants des vêtements qui ne contiennent pas de produits chimiques dangereux font face à un véritable cauchemar", a commenté Chih An Lee, de Greenpeace.

L'ONG a appelé la Chine, premier producteur textile et premier consommateur de produits chimiques du monde, à cesser d'utiliser des substances néfastes dans son industrie textile.

Ce n'est pas la première fois que Greenpeace met en cause de grands fabricants de vêtements. Ces deux dernières années l'ONG a publié plusieurs études montrant la présence de substances chimiques susceptibles de provoquer des cancers et des désordres hormonaux dans des produits de marques telles que Zara, Calvin Klein, Levi's et Li Ning. Et en 2011, Greenpeace avait publié Dirty Laundry et Dirty Laundry 2, deux rapports qui montraient comment les fournisseurs de grands groupes textiles empoisonnaient l'eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets, ces substances chimiques se retrouvant également dans les fibres des produits vendus.

lundi 6 janvier 2014

Tự Mình Bảo Vệ Mình

Arrestations en Chine dans une affaire de viande gonflée à l'eau

Publié le 06-01-2014 à 12h10

SHANGHAI (Reuters) - Sept personnes ont été interpellées en Chine dans la province du Guangdong, soupçonnées d'avoir injecté de l'eau provenant d'étangs dans de la viande d'agneau pour en gonfler le poids et en augmenter le prix, a annoncé la télévision publique.
Les suspects ont abattu jusqu'à 100 moutons par jour dans un abattoir clandestin pour ensuite injecter de l'eau infestée de bactéries dans la viande et la commercialiser sur des marchés et dans les restaurants de grandes villes comme Canton et Foshan, rapporte la Télévision centrale chinoise (CCTV) dans un reportage de trois minutes.
Une série de scandales ayant trait à la sécurité alimentaire ont éclaté en Chine ces dernières années. La semaine dernière, le numéro un mondial de la distribution, l'américain Wal-Mart Stores, a dû s'excuser après la découverte de viande de renard mélangée aux en-cas de viande d'âne produits par un de ses fournisseur chinois.
Les perquisitions dans l'abattoir illégal ont eu lieu fin décembre. Les autorités y ont découvert une trentaine de carcasses dans lesquelles avait été injectée de l'eau, 335 moutons vivants, de faux tampons d'inspection et des équipements destinés à l'injection d'eau dans la viande, raconte la CCTV.
Les moutons pouvaient être gonflés de six kilos d'eau.
Près de 40% des Chinois estiment que la sécurité alimentaire est un "très gros problème", montre un rapport de 2013 du Pew Research Centre.
Fin décembre, les autorités chinoises ont annoncé le renforcement de la réglementation concernant le lait en poudre.
De nombreuses sociétés étrangères se sont retrouvées impliquées dans des affaires liées à la sécurité alimentaire en Chine, parmi lesquelles les groupes américains Yum Brands, maison mère de KFC, et McDonald's ainsi que le distributeur français Carrefour.
Adam Jourdan et bureau de Shanghai; Danielle Rouquié pour le service français